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dimanche 19 février 2012

Ségrégation (02)

Un article merveilleux de clarté (et généreux en liens!!) de Bénédicte Tratnjek revient sur l'évolution post-apartheid des villes en Afrique du Sud. Il est disponible ici. Et pour les impatients, en voici un extrait :
Le futur de la ville post-apartheid semble plutôt être celui de l'apartheid "déracialisé" (deracialized apartheid). La ségrégation spatiale va continuer de marquer les formes urbaines, mais seulement sur des critères sociaux (qui, malgré tout, vont encore recouper longtemps les critères raciaux). La morphologie urbaine ne sera pas fondamentalement modifiée (les anciens townships forment des terrains bon marché très éloignés des centres-villes et des centres industriels ; les municipalités tendent à construire – pour pallier à la crise du logement et à l'exode rural – des logements sociaux en périphérie des villes, à proximité des townships, donc tout autant éloignés des centres économiques).

jeudi 19 janvier 2012

Bruxelles-Congo


Voici quelques informations sur le petit livre, écrit par Lucas Catherine, apporté mardi passé, Promenade au Congo :

Publié en français par les éditions Aden, ce livre propose deux promenades - l'une à Bruxelles et l'autre à Ostende - permettant de visiter l'histoire du passé colonial par son inscription dans le patrimoine urbain. La promenade bruxelloise commence Place royale avec la statue équestre de Godefroid de Bouillon, nous emmène devant les bâtiments stratégiques de la colonisation belge, égrène les statues de colons et s'arrête devant le monument pour le Congo au parc du cinquantenaire, fait un crochet par la salle de cinéma de l'ancien Eldorado (l'actuel complexe de la place de Brouckère) et termine à Tervuren.



Si le livre a une visée militante, les promenades proposées permettent d'appréhender la colonisation par ses traces dans la ville, des plus évidentes, comme les monuments célébrant les Troupes des campagnes en Afrique (quartier Helmet), aux plus discrets, comme les anciennes tavernes où se réunissaient les femmes de colons afin de se préparer à la vie coloniale (rue de Stassart).
L'auteur réalise donc un équilibre entre les infrastructures productrices de la colonisation et les monuments en faisant la publicité. Bref, une manière concrète de voir comment les  lieux sont à la fois l'incarnation de l'histoire d'un pays et sa façon de la raconter.